L' art ne veut de pleurs et ne transige pas,
Voila ma poetique en deux mots: elle est faite
De beaucoup de mepris pour l' homme et de combats
Contre l'amour criard et contre l'ennui bete.
Je sais qu'il faut souffrir pour monter a ce faite
Et que la cote est rude a regarder d'en bas.
Je le sais, et je sais aussi que maint poete
A trop etroits les reins ou les poumons trop gras.
Aussi ceux- la sont grands, en depit de l'envie,
Qui, dans l'apre bataille ayant vaincu la vie
Et s'etant affranchis du joug des passions,
Trandis que le reveur vegete comme un arbre
Et que s'agitent, -tas plaintif,- les nations,
Se recuiellent dans un egoϊsme de marbre.
(1866- Premiers vers)
Πέμπτη, 29 Δεκεμβρίου 2011
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